Ryan Reynolds a bien fait d'être patient, il a enfin son "grand rôle" avec Deadpool, en anti-héros grossier et déjanté. Le film s'en sort bien malgré un budget serré par rapport aux autres productions du genre, mais n'est peut-être pas le grand film de l'année tant attendu.

 

Petit résumé :
L'histoire n'est à la base pas très compliquée. Suite à un cancer, Wade Wilson, un mercenaire grossier amoureux de son double féminin très sexy, tente
 le tout pour le tout en acceptant de participer à une expérience scientifique hors du commun. Après des semaines de torture, il sera guéri devenant même immortel, mais son apparence physique est détériorée. Il décide alors de retrouver celui qui lui a infligé tous ces supplices pour se venger...

 

Deadpool, c'est 50 millions de budget quand Avengers en a 250. C'est donc très peu pour une franchise de ce genre. Ryan Reynolds se bat depuis près de dix ans pour sortir ce film, il est arrivé à ses fins avec Tim Miller à la réalisation, et surtout, pour le scénario déjanté, Rhett Reese et Paul Wernick, à qui on doit notamment Bienvenue à Zombieland et Monstre et Cie. Car quand on a "peu" de budget, il faut trouver d'autres solutions que de grosses explosions et des effets spéciaux à foisons pour que ça marche. L'acteur en a déjà fait les frais avec Green Lantern, premier film du genre à faire un flop au box office et qui coûtait déjà 200 millions de dollars.

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Cette fois-ci, ils ont misé sur beaucoup d'humour, du gras, de l'ironique, du vulgaire et tout ce qui est possible pour faire bouger les zigomatiques du spectateur. Wade est détestable dans le fond, mais dans son costume rouge tout est permis et le public en redemande. Plus il est insolent et plus ça marche. Dès le générique d'ouverture le ton est donné. A la place des noms des membres de l'équipe qu'on cite normalement, on a droit à des "avec une bombasse" ou encore quelque chose du genre "produit par un trou du cul" (je n'ai plus les nominations exactes mais c'est l'esprit). Ce n'est qu'une longue blague d'1h49 qui commence et qui balance sans gène sur les autres productions hollywoodienne, dont les X-Men et Wolverine qui s'en prennent plein la tronche à coup de vanne vaseuses pour notre plus grand plaisir.

 

Au final, l'humour, tant qu'on est réceptif à ce genre bien gras, est le principal atout du film, mais ne laisse pas de côté l'action. On a droit à des scènes spectaculaires où ça cogne sans retenu. Ryan Reynolds a trouvé son rôle et a l'air d'avoir pris plaisir à incarner Deadpool. Si on en croit la délirante campagne de communication, c'est le film idéal pour la Saint Valentin !