seul-sur-mars-the-martian-veritable-affiche-de-cinema-pliee-format-120x160-cm-de-ridley-scott-avec-matt-damon-jessica-chastain-kate-mara-chiwetel-ejiofor-jeff-daniels-michael-pena-2015-1043413446_ML

Et je continue à rattraper mon retard sur les films sortis en fin d'année dernière et enfin un joli coup de coeur ! Ridley Scott revient avec un film prenant : Seul sur Mars. Dans le rôle principal, Matt Damon, qui vient se perdre une nouvelle fois dans l'espace, mais moins loin que dans Interstellar.

 

Mars, planète hostile, est explorée par une des missions Arès de la Nasa. Des astronautes font des prélèvements de sol mais une tempête arrive plus vite que prévue. Ils essaient tant bien que mal de rejoindre leur navette, mais malheureusement, Mark Watney est emporté par la bourrasque de vent. Son chef de mission, Melissa Lewis (Jessica Chastain), doit prendre la décision de quitter en urgence le sol, le laissant pour mort. Pourtant, le sort en décidera autrement pour Watney qui se réveillera dans la poussière, blessé, mais bien décidé à survivre en attendant une éventuelle mission de rescousse. Il doit faire fonctionner toute son ingéniosité pour survivre, seul, et tenter de communiquer avec la Terre...

 

Le fait que le personnage se retrouve de suite dans une situation difficile fait que nous, spectateurs, nous attachons dès les premières minutes à lui. Watney devient notre héros, et on a très envie qu'il s'en sorte. Mais comment. Il est totalement isolé sur un petit périmètre. Son intelligence va l'aider à survivre. Contrairement aux personnages se retrouvant seuls en situation de survie comme dans Seul au Monde ou Into the Wild, Watney a un esprit fort et reste lucide face à sa situation. Il s'enregistre tous les jours pour laisser une trace, comme une démarche scientifique, mais aussi comme un témoignage plus intime. 

 

C'est marrant qu'il ait eu un rôle presque similaire dans Interstellar, pourtant il y était totalement antipathique. Au-delà de ça, j'ai adoré ces deux films, mais pas du tout pour les même raisons car ils n'ont rien à voir l'un et l'autre. Ici, on a un gars, seul sur une planète qui rafistole son habitation avec une bâche et du scotch. Je me suis posé la question sur la possibilité, dans la réalité, de cette démarche, mais on y croit totalement à toutes ces astuces à la Mike Giver. De même côté Nasa, les choses nous sont expliquées de manière accessible, un scientifique expose une manoeuvre avec une agrafeuse et un stylo ! On se rapproche ainsi plus d'un Apollo 13 où on est sans cesse en questionnement sur l'issue finale du film (vont-ils s'en sortir ou non) que d'Interstellar qui nous fait poser des milliers de questions métaphysiques sans forcément apporter toutes les réponses.

 

En 3D, on a vraiment l'impression de visiter Mars, on y croit. C'est drôle, parce qu'on associerait bien ce genre d'image à une musique profonde à la Hans Zimmer. Pourtant, cette fois-ci la direction musicale de Ridley Scott est assez surprenante au regard de sa filmographie. Nous voilà sur Mars sur fond disco ! Oui oui, si vous n'avez pas encore vu ce film, attendez-vous à écouter ABBA, Donna Summer et compagnie ! Tout s'explique de manière très rationnelle, car il se trouve que Watney utilise le matériel laissé sur place. Dans les affaires de Lewis, il y avait une magnifique playlist disco, ce qui donne quelques taquineries bien drôles. Et le générique final sur "I will survive" est magnifiquement symbolique !

 

En parlant de symbolique, on nous fait un joli clin d'oeil avec la mythologie grecque. Le nom de la mission sur la planète rouge est Ares. Arès est le dieux de la guerre et de la destruction, mais surtout assimilé à Mars pour les Romains. Le vaisseau qui transporte l'équipage pour cette mission est nommé Hermes, comme le messager des dieux de l'Olympe. Et donc, tant pis pour ceux qui n'ont pas vu le film (ou bien ne lis pas plus loin si tu ne l'as pas encore vu et passe de suite au dernier paragraphe) dans l'Illiade, Hermès délivre Arès d'une jarre de bronze dans laquelle il a été enfermé treize mois. 

 

Voilà, en vrai, je devais aller voir Les Huit Salopards en 70mm, mais il n'y avait plus de place, alors j'ai opté pour Seul sur Mars qui était encore à l'affiche. Et je suis vraiment contente d'avoir pu le voir en 3D sur grand écran, j'ai adoré le film et je crois que ça faisait longtemps qu'un film de Ridley Scott ne m'avait pas emballé comme ça !