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On prend les mêmes et on recommence ! Dix ans après le très fun Bienvenue à Zombieland on a plaisir à retrouver Colombus, Tallahassee, Wichita et Little Rock, cette fois-ci installés dans une très humble demeure, la Maison Blanche, rien que ça ! Ruben Fleischer, pour qui s'était le premier long métrage, s'est depuis affirmé avec Gangster Squad et le discutable Venom, et a aussi réalisé quelques épisodes de séries. Alors, quoi de neuf au pays des zombies ?

À part une évolution plus résistante et plus féroce des horribles créatures, pas grand chose. Le premier film plaisait par ses délires et les personnalités si extrêmes des quatre survivants qui créaient des situations hilarantes. L'horreur devient un gag, ça dézingue du zombie à tout va. Plus c'est crade, plus on se marre. On s'amuse des fameuses règles de survie de Colombus et leurs démonstrations à l'écran, c'est dynamique, ludique. Ce numéro deux, judicieusement intitulé Double Tap en VO, est un énorme clin d'oeil au premier film. L'histoire est presque identique, on croisera quelques autres survivants tous aussi déjantés que notre petite famille recomposée. Mis à part ça, la surprise n'étant plus tellement là, on continue seulement à rire aux gags pas très fins, mais avec un peu moins d'engouement.

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Finalement, ces zombies mutants n'effraient pas plus que les autres. Peut-être parce qu'on ne nous offre pas assez de confrontations avec nos tueurs professionnels ? Ou peut-être que les zombies ne sont qu'un prétexte à cette comédie pour exploser des cervelles ! L'histoire se concentre plus sur les états d'âme de Little Rock qui a bien grandi et commence à se sentir seule à la Maison Blanche, malgré l'enthousiasme toujours intact de Tallahassee. Alors on repart sur les routes, encore les mêmes quêtes de véhicules parfaits en running gag avec encore plus de surenchères que dans le premier film (on sent qu'il y a plus de budget), encore plus de conversations existentielles et un peu plus de "vivants" sur le chemin.

Même si on reste un peu sur notre faim par le manque d'originalité, le film satisfait car on retrouve tout ce qu'on a aimé dans le premier. C'est un peu comme ces séries qui offrent plus ou moins le même scénario à chaque épisode, on connaît les ficelles, mais on continue de regarder avec toujours autant de plaisir. Retour à Zombieland fonctionne si on a aimé le premier car il ne se prend toujours pas au sérieux. Après le délire avec Bill Murray, cette fois-ci Tallahassee se lache à la Maison Blanche avant d'avoir l'opportunité de découvrir le domaine du King Elvis Presley. Quand à Little Rock, elle qui rêvait d'aller au parc d'attraction Pacific Playland dans le premier volet, elle cherche cette fois-ci la compagnie de jeunes de son âge ce qui va la conduire dans un autre lieu encore plus incongru...

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Côté DVD, les bonus sont assez variés et font la part belle aux nouveautés du deuxième opus. Outre l'habituel commentaire du réalisateur qui permet d'en savoir plus sur la construction de son film et les anecdotes durant le tournage, on peut voir de courts sujets sur l'évolution des zombies, les choix des nouvelles voitures, la construction des décors et l'introduction des nouveaux personnages entre autre. 

C'est donc avec un certain plaisir qu'on appréciera Retour à Zombieland, parce qu'on s'est attaché aux quatre héros et leurs états d'âme, parce qu'on ne se lasse pas de les voir dégommer du zombie, et parce que l'humour gore et un poil ironique fonctionne toujours aussi bien. Côté réalisation, Ruben Fleischer s'est appliqué à mettre en avant le budget plus conséquent, avec des plans plus ambitieux comme celui d'ouverture où l'on découvre la Maison Blanche envahie par la végétation et entourée de zombies menaçants, mais au scénario pas très surprenant. En plus, une petite surprise bien plaisante nous attend dans le générique de fin, pour un hommage supplémentaire au meilleur moment du premier film !


Retour à Zombieland en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 4K UHD, Steelbook, coffret Zombieland 1&2 et VOD depuis le 11 mars. Édité par Sony Pictures France dont vous pouvez suivre toute l'actualité sur son site et sa page Facebook.