Malgré un casting prometteur, Assassin's Creed peine à captiver, qu'on connaisse le jeu ou pas apparemment. C'est décevant pour le dernier film vu en 2016 d'être un spectateur impuissant devant ce gros ratage de la part d'Ubisoft qui a entraîné dans son nauffrage Michael Fassbender aussi producteur du film.

Callum Lynch est condamné à mort, pourtant, après son exécution, il se réveille dans un mystérieux centre de recherche à la technologie avancée. Sofia, son docteur, lui explique que grâce à son ADN, il pourra les aider à trouver le remède contre la violence, pour cela il faut retrouver la Pomme d'Eden. Une fois branchée à la machine révolutionnaire, il revit l'histoire de son ancêtre Aguilar, dernier possesseur de la fameuse Pomme, en pleine Espagne du XVème siècle. Ce dernier fait parti de la société secrète des Assassins qui a pour ennemi l'Ordre des Templiers...

 

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Comment dire... C'est bien raté, le pire blockbuster de l'année... Tout d'abord, les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur, on ressent en permanence les incrustations numériques, de l'aigle qui vole aux mouvements de la machine. Il y a quelque chose de Prince of Persia dans l'ambiance, sauf que ce film n'était pas trop mal niveau divertissement, correct pour ses ambitions en 2010 et ils ont eu droit à approximativement au même budget, soit près de 200 millions de dollars. Aujourd'hui, on en attend encore plus niveau qualité des images pour ce genre de film, cela manque de fluidité.

Si ce n'était que visuel encore, ça pourrait presque passer, mais le scénario manque de profondeur. Le personnage de Callum, pourtant principal, pourtant interprété par Michael Fassbender, peine à captiver. Ses intentions ne sont pas précises, il ressemble plus à un robot qu'on manipule qu'un humain en colère. Malgré les efforts de l'acteur pour s'être initié au Parkour, les chorégraphies sont ennuyeuses et beaucoup trop précises, les mouvements manquent de naturel. On aimerait un peu plus de chaos et de poussière dans les combats entre Assassins et Templiers. On a l'impression de voir des scènes de combat de films asiatiques des années soixante dix dans un décor de l'Inquisition, quelque chose ne colle pas.

 

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On pense aussi à Marion Cotillard qui n'est toujours pas à son avantage dans ce genre de film, on la préfère dans des films plus profonds comme De rouille et d'os, définitivement. Et puis, ni Jeremy Irons, ni Charlotte Rampling n'effraient dans leurs intentions machiavéliques. Ce casting est gâché.

Dommage, Assassin's Creed ne sera pas l'adaptation de jeu vidéo réussie qu'on attendait. Le costume allait pourtant bien à Michael Fassbender, on passera notre tour pour une éventuelle suite.