En 2002, Matt Damon faisait sa première apparition sur grand écran en tant que Jason Bourne pour La mémoire dans la peau. La saga a continué depuis, avec même un spin-off en 2012 offrant le premier rôle à Jeremy Renner. Le célèbre agent de la CIA revient cette année au cinéma de nouveau sous les commandes de Paul Greengrass qui avait réalisé La mort dans la peau et La vengeance dans la peau.

 

Il y a près de dix ans, Jason Bourne avait retrouvé ses souvenirs et connaissait enfin sa réelle identité. Aujourd'hui, il est loin de la CIA et s'est trouvé une vie plus "calme" dans un pays de l'Est européen en faisant des combats à mains nues. Malheureusement pour lui, il va devoir se replonger dans son passé lorsque Nicky Parson le retrouve pour lui donner de nouvelles informations après avoir piraté la CIA. Car il a beau se souvenir de tout, il ne sait pas tout...

jason-bourne-04

On est dans le contexte actuel de la surveillance générale, ambiance Snowden post 11 septembre, un leader d'un nouveau réseau social se frotte à la CIA, et Robert Dewey le directeur de Langley veut tout contrôler. Si Bourne réapparaissait, ça lui poserait problème vu tout ce qu'il sait maintenant. Il lance à ses trousses son super tueur The Asset (l'Atout en français) alors que la jeune agent Heather Lee semble plus partagée sur le fait d'éliminer l'ancien agent, elle pense plutôt le convaincre à revenir dans les rangs.

 

Le fil du film reste proche des précédents, c'est-à-dire que Jason Bourne doit encore fuir pour s'en sortir et comprendre des choses sur son passé. On découvre cependant de nouvelles têtes. Tommy Lee Jones, pas très inspiré, en directeur de la CIA. Vincent Cassel va traquer sa proie Matt Damon pour offrir son lot de scènes musclées. Et enfin Alicia Vikander est encore une fois éblouissante et montre de nouvelles facettes dans son jeu. Ici elle incarne un agent dont on ne sait pas bien de quel côté elle se place tellement elle fait preuve de sang froid et de mystère.

jason-bourne-06

Par rapport à toutes les dernières super productions de ses dernières années, ce Jason Bourne reste dans la lignée des précédents en n'apportant rien de nouveau au genre d'action. Il ne s'encombre d'ailleurs pas de 3D, et heureusement car le style de montage haché de Paul Greengrass n'est pas vraiment compatible à cette technologie. Les images défilent très vite, la caméra bouge beaucoup, même durant les quelques scènes où on ne suit pas forcément d'action.

 

De l'action, il y en a ! Et elle nous fait beaucoup voyager, à l'image des précédents opus. En Islande du côté des geek pirate du web, en Grèce en plein contexte d'émeutes sociales pour une première course poursuite après que Parson ait réussi à approcher Bourne, où The Asset commence sa traque, puis Londres, Las Vegas... Et plus on change de pays, plus ça cogne fort, plus la confrontation entre Bourne et The Asset devient rude et personnelle pour finir sur un combat final brut et sanglant.

jason-bourne-03

Le final est là pour en mettre plein les yeux aux spectateurs. Sans trop en dévoiler, une course poursuite casse beaucoup de carrosserie juste pour le spectacle, car c'est assez gratuit autant de dégâts pour attraper un seul homme. Alors que le dernier duel paraît plus authentique et complètement physique et brutal. 

 

Jason Bourne, en salle depuis mercredi 10 juillet, est un pur divertissement d'action, à l'intrigue simple mais efficace. Pour ma part, j'y suis allée sans revoir les précédents, et sans même avoir vu les derniers films de la saga et pourtant je n'ai pas été perdue. On sent bien qu'il y a des informations qui rappellent les précédents, dont une liste de noms de codes d'opérations secrètes, mais le scénario est bien fait pour ne pas se sentir perdu dès le début.