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Dans un paysage froid de l'Angleterre du XVIIIe siècle, une jeune femme court, effrayée, épuisée. Elle cherche à fuir quelque chose. En pleine nuit, elle s'effondre face à la seule demeure qu'elle trouve sur son chemin, celle d'un pasteur et ses deux sœurs qui la recueille. Jane Eyre accepte son aide mais lui cache sa vraie identité. C'est sous forme de flash-back qu'on apprend d'où elle vient, qui elle est et ce qu'elle veut fuir.

Malgré une belle ambiance gothique qui donne une identité froide au film, il est trop lent et réalisé de manière bien académique par Cary Fukunaga. Je n'ai jamais vu les autres adaptations ni lu la nouvelle de Charlotte Brontë pour pouvoir comparer, en tout cas je n'ai été ni émue ni captivée par l'histoire. Dans la première heure on nous entraine dans une atmosphère mystérieuse qui frôle le style fantastique au point de se demander si des fantômes n'allaient pas apparaître et la seconde partie est une dramatique histoire d'amour. Les seules choses qui restent présentes tout au long du film sont les sensations de tristesse et de froideur. Malgré la qualité du casting qui réunit Michael Fassbender qui joue le rôle de Rochester, Mia Wasikowska qui incarne l'héroïne, Jamie Bell en pasteur ou encore Judi Dench, les personnages sont affadis par la lenteur générale ressentie.
Si, j'ai tout de même un point positif, les costumes signés Michael O'Connor sont vraiment rafinés. C'est lui qui a aussi travaillé sur ceux de L'aigle de la neuvième légion ou encore The Duchess.

A moins d'adorer le romantisme ou d'être fan de Fassbender, vous pouvez passer votre chemin.