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Le 14 juillet 1789, le peuple prenait la Bastille. A quelques kilomètres de là, la vie aristocratique vivait ses dernières heures à Versailles.
La jeune Sidonie Laborde (Léa Seydoux) se prépare chaque jour pour faire la lecture à Marie-Antoinette (Diane Kruger). Elle est fascinée par la reine, quasi amoureuse. Lorsqu'elle apprend les événements qui ont eu lieu à Paris, elle se fait du soucis pour son avenir et par conséquent pour celui de la reine. Le film nous raconte les trois jours suivants, au cœur d'un Versailles plus méconnu. Le sujet n'est pas la révolution mais le rapport entre une servante et sa reine qui la trouble étrangement. Cette dernière entretient aussi une relation ambigue avec Madame de Polignac (Virginie Ledoyen) que Sidonie semble à la fois admirer et détester.

Le personnage de Sidonie est mystérieux et fait tout l'intérêt du film. Personne ne sait d'où elle vient. Elle dédie sa vie à une reine qui a l'air de la voir seulement comme un jouet ou un divertissement dont elle dispose comme elle veut. Le moindre intérêt qu'elle lui montre la remplit de joie. Léa Seydoux rend son personnage pur et dévoué.

Enfin, l'atmosphère recréée est crédible : la lumière des bougies, les longues robes et leur mille atours, un temps lourd et humide... L'attitude des personnages l'est aussi avec un couple royal, peu vu ici, mais observé à chaque seconde par la Cour ou leurs serviteurs curieux, quand tout le monde connait tout le monde et où chacun voudrait se faire remarquer, ou en l'occurence se faire oublier pour certains d'entre eux à cause de la liste des têtes à couper...