les-infideles

Un film à sketches, ça change des habitudes, surtout quand c'est bien joué. En fil rouge, l'histoire de 2 mecs qui vivent bien la quarantaine en trompant allègrement leurs femmes. On voit de la fesse, du désir, du remord (non, ça, pas trop en fait...), du bien salace, du macho et du misogyne. Non, mesdames, ne dites pas "beurk, non mais je ne vais pas aller voir ça !". Pourquoi ? Parce que c'est drôle, si si, moi je me suis bien fendue la poire en tout cas.

Le récemment oscarisé Jean Dujardin et son pote Gilles Lellouche jouent ces multiples personnages aux différentes facettes. Il y a de vrais machos, des beaufs, mais aussi un homme un peu paumé, un couple tendu... Je ne parlerai pas de chaque segment, toutes les histoires ont un intérêt, certaines sont plus drôles, plus touchantes que d'autres plus fades. Il ne faut pas s'attendre non plus à rire tout le temps, certaines choses mettent mal à l'aise, on frôle de très près la comédie dramatique aussi. C'est à voir comme une satire de l'infidélité masculine, les clichés sont bien là, fouillés jusqu'au bout du possible. Voilà les morceaux qui m'ont le plus séduits :

- LA QUESTION réalisée par Emmanuelle Bercot met violemment en scène un couple tendu après la question de la femme à son mari "m'as-tu déjà trompé ?". Alexandra Lamy y est d'une sensibilté touchante, elle montre un jeu qu'on ne connaissait pas vraiment d'elle, en femme blessée et blessante. Ce segment n'est pas drôle mais secoue pas mal. J'ai beaucoup aimé la manière dont c'est filmé avec des plans rapprochés, les regards...
- LES INFIDELES ANONYMES d'Alexandre Courtes réunit une belle brochette d'hommes qui trompent maladivement leurs femmes pour une thérapie de groupe face à Sandrine Kiberlain, imperturbable et drôle à souhait. Dans le groupe, on retrouve Guillaume Canet en bourgeois lèche-cul et Manu Payet en coureur de cougars... Ils sont à mourir de rire tous les deux tout comme leurs compères. C'est le sketche qui m'a fait le plus rire.
- LA CONCLUSION dirigée par les deux stars du film, direction Las Vegas, c'est l'explosion, le feu d'artifice, ça se lâche jusqu'au bout du bout, vous verrez bien... Ça ne se raconte pas, ça se voit !

Les visions des sept réalisateurs résument bien toutes les idées qu'on peut se faire sur l'adultère, en montant un film assez bien rythmé et très bien interprêté.