Rabbit_Hole_affiche

C'est toujours un plaisir de choisir son film à l'affiche, aux noms qu'il y a dessus, sans avoir vu la bande annonce et d'en ressortir touchée voire enchantée.
C'est ce qui s'est passé pour Rabbit Hole. Kidman / EckHart, allons voir ça.

Par contre, c'est un drame, donc il faut s'attendre à ne pas rigoler, parce que le sujet est grave. Becca et Howie vivent dans une belle grande maison qui a l'air bien vide et bien calme. Ils sont tristes tous les deux, ils s'aiment aussi. Elle refuse les invitations des voisins. Mais pourquoi ont-il l'air si seul ?

Becca et Howie ont perdu leur fils quelques mois plus tôt. Au fil de l'histoire, on comprend que c'est un accident. Le chien ou l'enfant : c'est le chien qui a survécu... Becca le voit quand elle va chez sa mère, mais elle semble s'éloigner de sa famille aussi, elle s'enferme dans la solitude dans un univers figé dans les traces laissés par son fils. Pourtant Howie semble avoir fait son deuil, et voudrait que sa femme revive. Ils testent les réunions de groupe où il continuera seul avec une nouvelle amie ambigue. Lui va commencer à dériver gentiment tandis que Becca rencontre par hasard le jeune homme qui a accidentellement tué son fils.
Ils vont commencer à se voir, se parler, se pardonner s'il y a quelque chose à pardonner. Ainsi le couple va mener une (dernière) thérapie personnalisée et inattendue, chacun de leur côté, pour surmonter la dure épreuve de la vie qu'ils ont du affronter quelques mois plus tôt.

Même si c'est un très bon drame, il y aura quelques scène qui donneront tout de même le sourire. Chaque personnage apporte quelque chose au couple et c'est très touchant de vivre cette période de leur vie avec eux. Ce sujet est très difficile, comment surmonter la mort de son enfant, comment passer à autre chose ? Ils trouveront les réponses en eux grâce aux gens qui les entourent.